Les transactions immobilières en Loire-Atlantique

Les données « Demande de Valeurs Foncières » ou DVF permettent de décrire l’ensemble des mutations immobilières et foncières relevant d’un périmètre géographique. Pour chaque vente enregistrée, les données précisent la typologie du bien (maison, appartement, non bâti, …), la nature de la mutation (vente, vente en l’état futur d’achèvement, expropriation, échange, …), la superficie ou encore la valeur foncière.

Des transactions qui repartent à la baisse, après une année 2021 particulièrement dynamique

(Caractéristique de l’ensemble du marché - bâti, non bâti, échange, expropriation, …)

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Évolution du nombre de transactions entre 2012 et 2022 en Loire-Atlantique

En Loire-Atlantique, en 2022, près de 40 600 transactions ont eu lieu pour l’ensemble du marché (vente, échange, expropriation, adjudication, bâti, non bâti, …), représentant une valeur foncière totale de plus de dix milliards d’euros. Depuis 2012, le nombre de transactions a globalement augmenté. Elles s’établissent à un haut niveau depuis 2017, malgré une diminution entre 2019 et 2020, année marquée par la pandémie de Covid-19. En 2020, le nombre de transactions a reculé de 9 % (- 3 500 transactions par rapport à 2019) tandis que la valeur foncière totale a diminué de seulement 1 %, reflet de la hausse des prix de l’immobilier dans notre département. Ce recul semble avoir été rattrapé en 2021 avec un nombre de transactions et une valeur foncière totale record (+14% de transactions entre 2020 et 2021). En 2022, le nombre de transactions est plus faible (3 250 transactions en moins, soit 7 %), pour une valeur foncière globale qui a diminué de 1 % seulement.

Répartition des transactions par intercommunalité en 2022

Par intercommunalité, le nombre de mutations le plus élevé est observé sur Nantes métropole avec plus de 16 800 transactions en 2022, représentant 41 % de l’ensemble des transactions du département. Nantes métropole regroupe ainsi 51 % de la somme des valeurs foncières de Loire-Atlantique (plus de 5 milliards d’euros) alors que seuls 47 % des habitant·es du département y vivent.

Le littoral enregistre également un nombre élevé de mutations. La communauté d’agglomération de la Région Nazairienne et de l'Estuaire (Carene) ressort au 2ème rang avec près de 4 000 transactions (10 % des transactions et des valeurs foncières), proche de la presqu’île de Guérande Atlantique (Cap Atlantique) qui compte 3 100 mutations, soit 8 % des transactions pour une valeur foncière correspondant à 10 % du total départemental, quand seulement 5 % de la population y vit. En 4ème position, avec 2 500 transactions, la communauté d’agglomération de Pornic Agglo Pays de Retz représente 6 % de l’ensemble des mutations du département.

Type de biens vendus par territoire en 2022

En Loire-Atlantique, un tiers des transactions concernent des maisons, et un quart des appartements.

Le poids de la vente d’appartements est principalement porté par Nantes Métropole (44 % des transactions sont des appartements), par Cap Atlantique (29 %) et la Carene (28 %) ou encore, dans une moindre mesure, par la communauté de communes du Sud Estuaire (16 %). La proportion d’appartements vendus dans les autres intercommunalités oscille entre 1 % et 6 %.

À l’inverse, la proportion de maisons vendues est particulièrement élevée dans les communautés de communes Estuaire et Sillon et de Châteaubriant-Derval, où elle avoisine 50 % des transactions.

Des prix toujours plus élevés dans les communes urbaines et littorales

(Caractéristique du marché résidentiel - maisons et appartements)

Afin de caractériser le marché résidentiel, seules les ventes et les VEFA (Ventes en l’État Future d’Achèvement) des maisons et des appartements sont prises en compte (cf. encadré méthodologique).

Entre 2012 et 2019 le nombre de transactions de maisons a augmenté sur le département, passant de 9 600 à près de 15 500. Après une année particulière en 2020, conséquence de la crise sanitaire (5% de transactions en moins qu’en 2019), le nombre de maisons vendues atteint son point culminant en 2021 avec plus de 16 400 transactions, soit 12% de plus que l’année précédente. En 2022, ce nombre diminue à nouveau pour approcher celui observé en 2020 : 14 700 transactions de maisons sur le département, soit 11 % de moins que l’année précédente.

La vente d’appartements oscille de manière plus irrégulière, variant entre 8 000 en 201, point le plus faible et 10 600 en 2017, point le plus élevé. L’année 2020 enregistrait un nombre assez faible d’appartements vendus par rapport à 2021 : respectivement 8 800 et 10 200 ventes, (+15 % en un an). L’année 2022 marque une légère diminution du nombre de transactions d’appartements (2 %), bien moins importante que celle observée sur le marché des maisons.

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Prix médian pour le marché résidentiel en 2022 en fonction du type de bien

Le prix médian (la moitié des transactions a un prix supérieur et l'autre moitié un prix inférieur) au m² dépend du type de bien. Il est le plus élevé pour les appartements anciens (3 905 €/m²) et récents (3 640 €/m²), ce qui peut s’expliquer par la présence plus importante de ces biens dans la métropole nantaise, où les prix sont les plus élevés du fait d’un marché en tension. Le prix des maisons varie en fonction de l’ancienneté, entre 3 180 €/m² pour les maisons anciennes et 3 375 €/m² pour les maisons neuves. Entre 2021 et 2022, le prix médian a évolué à la hausse pour les biens immobiliers anciens : 8 % pour les appartements et 11 % pour les maisons. Les biens en Vefa ou neufs ont à l’inverse enregistré une baisse du prix médian (4 % pour les maisons et 6 % pour les appartements) alors que les biens récents se distinguent : -4 % pour les appartements récents et +9 % pour les maisons récentes.

Surface moyenne pour le marché des maisons en 2022 par commune

Une surface moyenne des maisons supérieure à 110 m² est observée sur 18 communes (sur 207). Elle est la plus élevée à Sautron avec près de 130 m².

À l’inverse, 34 communes se distinguent par une surface moyenne inférieure à 90 m².

Prix médian pour le marché résidentiel des maisons en 2022 par commune

Les prix au m² médian les plus élevés, pour le marché résidentiel de la maison, sont observés sur le littoral et sur l’agglomération nantaise. À l’échelle du département, le prix médian maisons ne cesse d’augmenter depuis 2016 pour atteindre son point culminant en 2022 (3 170 €/m², soit 10 % de plus qu’en 2021).

Cinq communes se distinguent avec un prix médian supérieur ou égal à 4 500 €/m² : une se situe sur Nantes Métropole (Nantes : 4 730 €/m²), et les quatre autres sur le littoral (La Baule-Escoublac, Le Pouliguen et Pornichet avec plus de 5 000 €/m² et Préfailles à 4 500 €/m²).

Encadré méthodologique :

DVF est une offre de service de la Direction Générale des Finances Publiques (DGFIP) qui résulte de l’appariement de deux sources de données fiscales : les informations renseignées par les services de la publicité foncière dans la base de données FIDJI (Fichier Informatisé des Données Juridiques Immobilières) et les informations issues de la base de données MAJIC (Mise à Jour des Informations Cadastrales).

La base DV3F, développée par le Cerema structure la donnée source et l’enrichit par croisement avec les Fichiers Fonciers, issus de l'application MAJIC de la DGFIP.

Méthodologie :

Les données DV3F ont été soumises à certains retraitements afin de caractériser au mieux l’ensemble du marché : suppression des mutations contenant des biens sur plusieurs communes, suppression des valeurs extrêmes, etc. Pour l’analyse des surfaces et des prix médians, seules les ventes d’un seul appartement et d’une seule maison sont prises en compte.

Secret statistique : un secret statistique est appliqué pour toute représentation impliquant moins de 11 mutations.

Source : DV3F - Version 2023-1

Actualisé le 18/08/2023

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