Les transactions immobilières en Loire-Atlantique

Les données « Demande de Valeurs Foncières » ou DVF permettent de décrire l’ensemble des mutations immobilières relevant d’un périmètre géographique. Pour chaque vente enregistrée, les données précisent la typologie du bien (maison, appartement, non bâti, …), la nature de la mutation (vente, vente en l’état futur d’achèvement, expropriation, échange, …), la superficie ou encore la valeur foncière.

Caractéristiques de l’ensemble du marché (bâti, non bâti, échange, expropriation, …)

Évolution du nombre de transactions entre 2010 et 2020 en Loire-Atlantique

En Loire-Atlantique, en 2020, plus de 37 900 transactions ont eu lieu pour l’ensemble du marché (vente, échange, expropriation, adjudication, bâti, non bâti, …), représentant une valeur foncière totale de plus de huit milliards d’euros. Depuis 2012, le nombre de transactions a globalement augmenté. Elles s’établissent à un haut niveau depuis 2017, malgré une diminution entre 2019 et 2020, année marquée par la pandémie de Covid-19. En 2020 en effet, le recul du nombre de transactions signées est de 9% (- 3 500 transactions par rapport à 2019) tandis que la valeur foncière totale a diminué de seulement 1%, reflet notamment de la hausse des prix de l’immobilier dans notre département.

Répartition des transactions par intercommunalité en 2020

Par intercommunalité, le nombre de mutations est le plus élevé sur la métropole nantaise : près de 15 700 transactions en 2020, représentant 41% de l’ensemble des transactions du département. Nantes métropole regroupe ainsi 54% de la somme des valeurs foncières de Loire-Atlantique (environ 4,6 milliards d’euros) alors que seuls 46% des habitant·es du département y vivent. La presqu’île de Guérande Atlantique (Cap Atlantique) compte 3 300 mutations, soit 9% des transactions pour une valeur foncière correspondant à 11% du total départemental, quand seulement 5% de la population y vit.

Type de biens vendus par territoire en 2020

En Loire-Atlantique, près de quatre transactions sur dix concernent des maisons, et plus de deux sur dix des appartements.

Le poids de la vente d’appartements est principalement porté par Nantes Métropole (40% des transactions sont des appartements), par Cap Atlantique (30%) et la Carene (27%) ou encore, dans une moindre mesure, par la communauté de communes du Sud Estuaire (16%). La proportion d’appartements vendus dans les autres intercommunalités oscille entre 2% et 6%.

À l’inverse, la proportion de maisons vendues est particulièrement élevée dans les communautés de communes du Pays de Pontchâteau-Saint-Gildas-des-Bois, de Châteaubriant-Derval, Estuaire et Sillon et de Nozay et dans l’agglomération de Redon où elle dépasse 50% des transactions.

Caractéristiques du marché résidentiel (maisons et appartements)

Afin de caractériser le marché résidentiel, seules les ventes et Ventes en l’État Future d’Achèvement (VEFA) des maisons et des appartements sont prises en compte (cf. encadré méthodologique).

Entre 2010 et 2019 le nombre de transactions de maisons a augmenté sur le département, passant de 11 000 à près de 15 500 en 2019, point culminant. En 2020, conséquence de la crise sanitaire, le nombre de transactions est plus faible : 14 400, soit 7% de transactions en moins. La vente d’appartements oscille de manière plus irrégulière, variant entre 8 000 en 2013, point le plus faible et 10 800 en 2010, point le plus élevé, pour atteindre 8 800 ventes en 2020 (soit 15% de moins qu’en 2019).

Surface moyenne pour le marché résidentiel en 2020 par commune

Une surface moyenne supérieure à 110m² est observée sur 15 communes. Elle est la plus élevée à Pierric, Vigneux-de-Bretagne et Saint-Léger-les-Vignes avec plus de 120m².

À l’inverse, 16 communes se distinguent par une surface moyenne inférieure à 80m². Ces communes se situent sur le littoral et dans l’agglomération nantaise. À Nantes et Le Croisic, elle est même inférieure à 70m².

Prix médian pour le marché résidentiel en 2020 par commune

Les prix au m² médian (la moitié des transactions a un prix supérieur et l'autre moitié un prix inférieur) les plus élevés, pour le marché résidentiel de la maison et de l’appartement, sont observés sur le littoral et sur l’agglomération nantaise, communes présentant les surfaces les plus petites.

Trois communes se distinguent avec un prix médian supérieur ou égal à 4 000€/m² : La Baule‑Escoublac, Pornichet et Le Pouliguen. 25 autres communes ont un prix médian élevé, compris entre 3 000€/m² et 4 000€/m² : 12 se situent sur Nantes Métropole, 11 sur le littoral, et 2 au sein des communautés de communes d’Erdre et Gesvres et du Sud Estuaire.

À l’inverse, 7 communes ont un prix médian faible, inférieur à 1 000€/m². Elles se situent toutes sur la communauté de communes de Châteaubriant-Derval.

Encadré méthodologique :

DVF est une offre de service de la Direction Générale des Finances Publiques (DGFIP) qui résulte de l’appariement de deux sources de données fiscales : les informations renseignées par les services de la publicité foncière dans la base de données FIDJI (Fichier Informatisé des Données Juridiques Immobilières) et les informations issues de la base de données MAJIC (Mise à Jour des Informations Cadastrales).

La base DV3F, développée par le Cerema structure la donnée source et l’enrichit par croisement avec les Fichiers Fonciers, issus de l'application MAJIC de la DGFIP.

Méthodologie :

Les données DV3F ont été soumises à certains retraitements afin de caractériser au mieux l’ensemble du marché : suppression des mutations contenant des biens sur plusieurs communes, suppression des valeurs extrêmes, etc.

Secret statistique : un secret statistique est appliqué pour toute représentation impliquant moins de 11 mutations.

Sources :

DV3F - Version 6 (DGFiP - DVF 2010 à 2020 / Fichiers fonciers retraités par le Cerema 2009, 2011 à 2020).

Source : DGFIP, Demande de Valeurs Foncières (DVF) de 2010 à 2020

Actualisé le 21/12/2021

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